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France-Allemagne : les armes d’une discorde cordiale

France-Allemagne :
les armes d’une discorde cordiale

par Alain JUILLET

Transcription de la vidéo : Des Livres Et Nous

31 mars 2021.

Alain Juillet expose l’importance d’une industrie de l’armement pour la souveraineté de la France, pour sa balance commerciale ; quelques projets industriels en association avec l’Allemagne et les différents obstacles rencontrés. Plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, ne veulent pas d’une défense européenne et préfèrent l’OTAN. Quelques chiffres.

Pour accompagner sa stratégie de souveraineté, la France a développé depuis la deuxième guerre mondiale une capacité militaire de défense et de projection. S’appuyant sur une force de dissuasion nucléaire, maritime, aérienne, permettant de répondre à toute attaque, elle est actuellement la première puissance de l’Union européenne tant par le niveau d’investissement que par la capacité opérationnelle. Elle le prouve tous les jours en Afrique, mais l’a également montré dans le cadre de l’Otan, et en Afghanistan, en Libye ou encore en Syrie.

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La France est actuellement la première puissance militaire
de l’Union européenne tant par le niveau d’investissement
que par la capacité opérationnelle.

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Cette stratégie de puissance lui a permis de garder, jusqu’à maintenant, son siège au Conseil de sécurité, malgré la baisse régulière de son poids économique. Elle repose sur une armée professionnelle, reconnue comme très performante, et sur une industrie de l’armement très compétitive qui fournit un matériel efficace aux armées de terre, air et mer.

Pour en maintenir le niveau et la qualité, les industriels, avec l’aide de l’Etat via la Délégation générale à l’armement, doit financer une recherche de pointe qui a des retombées dans de nombreuses autres activités, et une production dont le coût baisse avec la quantité produite. Comme les commandes de la défense française sont insuffisantes pour assurer les équilibres financiers des produits, il faut vendre impérativement une partie de ceux-ci à des pays étrangers, ce qui nous met en concurrence avec les autres grands pays producteurs d’armement.

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QUELQUES CHIFFRES

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Durant son mandat, le président Trump s’étant plaint du peu d’investissements européens dans le domaine de la défense, mis à part l’Angleterre et la France, a exigé que le budget militaire des principaux pays atteigne un minimum de 2% de leur PIB (produit intérieur brut). Il est vrai que la plupart, faisant confiance à l’Otan, donc aux Américains, pour assurer la protection de l’Europe face à l’Union soviétique, et aujourd’hui à la Russie, ont préféré investir dans leur développement économique. Et ce fut particulièrement vrai pour l’Allemagne, qui n’a pu reconstituer une armée qu’en novembre 1955.

Mais depuis dix ans, pour rattraper son retard, ce pays a augmenté son budget deux fois plus vite que la France. Et l’injonction du président Trump l’a motivée à accélérer encore cette montée en puissance. C’est ainsi qu’en 2020, son budget militaire était de 49,3 milliards d’euros contre 50,1 pour la France. En 2021 il sera de 53,3 milliards d’euros. En pourcentage du pib il est encore autour de 1,5% quand la France est proche de 2%, compte tenu du poids respectif économiques des deux pays. Quand ils atteindront les fameux 2% le budget militaire allemand sera très supérieur à celui de la France.

Aujourd’hui, selon les think tanks SIPRI et IHS Markit, la France a renforcé sa place de troisième exportateur d’armement mondial sur la période 2016-2020.

Elle a une part de marché de 8,2% dont 45% dans le domaine aérien et 17% dans le domaine maritime.

48% des exportations françaises d’armement vont vers le Moyen-Orient et 36% en Asie-Pacifique.

Ce secteur qui a généré en 2019 un excédent commercial de 8,3 milliards d’euros est un des trois meilleurs de l’industrie française à l’export, avec l’aéronautique et l’ensemble chimie, parfums et cosmétiques – comme le rappelle Vincent Lamigeon dans Challenges.

Ce secteur est vital, non seulement pour le maintien de notre capacité de défense, mais aussi pour réduire le déficit inquiétant de notre balance commerciale. La France a été à l’origine du Traité sur le commerce des armes adopté en 2013 par l’ONU. Elle ne devrait donc vendre du matériel de guerre qu’aux pays respectant les droits de l’homme. Ceci explique pour partie les critiques répétées des politiques et des associations allemandes contre notre politique d’exportation. Notons que l’Allemagne, avec une part de marché mondiale de 5,5%, est un des trois seuls pays, avec la France et les Etats-Unis, à avoir augmenté la sienne entre 2016 et 2020. On peut s’interroger sur le double langage qui consiste à critiquer la France pour ses ventes d’armes en Arabie Saoudite tandis qu’elle réalise 23% de ses propres ventes d’armement au Moyen-Orient, dont des sous-marins à l’Egypte. On doit se questionner quant à l’agressivité des actions menées par le concurrent allemand contre le Français Naval Group lors de la négociation du contrat australien pour des sous-marins de type Barracuda.

Rembrandt, Pallas Athénée.

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La France pourrait perdre son leadership
au sein de l’Union européenne
dans le domaine de la défense conventionnelle en 2021.

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La France pourrait perdre son leadership au sein de l’Union européenne dans le domaine de la défense conventionnelle dès cette année. Car notre budget actuel inclut également la force de dissuasion évaluée à 6 milliards et le financement des opérations extérieures. Cette réalité est confirmée par le passionnant rapport Réflexion sur la Bundeswehr de l’avenir signé par la ministre Annegret Kramp Karrenbauer et le chef des armées le général Eberhard Zorn. Il annonce clairement selon Johannes Stern dans wsws.org du 17 février la volonté de l’Allemagne d’avoir la première armée de l’Union européenne du fait de sa position centrale, afin d’être en capacité de pouvoir intervenir militairement dans toute l’Union.

Nous sommes donc en train de vivre un bouleversement militaire majeur qui explique les positions actuelles des deux principaux protagonistes de l’Union européenne.

Pour sauvegarder leurs positions, les Français comptent sur la qualité de la relation franco-allemande. Mais notre gouvernement s’appuie sur une coopération qui tient de plus en plus du voeu pieux et de moins en moins de la réalité.

Avec la crise sanitaire, la France a subi, sur la période 2020-2021 une baisse de son PIB d’au moins 5 points de plus que l’Allemagne, soit 2 à 3 ans de retard de croissance. Comme je l’évoquais dans une émission précédente, nos voisins bénéficieront en plus d’une capacité de relance très importante financée à 50% par leurs réserves financières. En France, cela passera par une augmentation de la dette déjà abyssale dont les pays d’Europe du nord exigeront la réduction, comme nous l’avons fait nous-mêmes dans le passé pour la Grèce et l’Italie.

Avec cet écart économique qui s’élargit sans cesse, l’attelage n’est plus ce qu’il était, comme on l’a vu lors de la signature du traité entre l’Europe et la Chine, sur lequel la France avait exprimé des réserves – qu’elle a oublié quelques jours plus tard pour signer à côté de la chancelière. On vient d’en avoir la confirmation quand la France a critiqué la Hongrie pour avoir acheté le vaccin russe Sputnik, pour se taire quelques semaines plus tard quand Angela Merkel a annoncé qu’elle envisageait de faire de même, pour le bien des Allemands.

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Une Europe de la défense est rejetée par tous les pays du nord,
de l’est de l’Europe ainsi que par l’Italie
et inacceptable pour les Allemands.

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Chacun sait que le président de la république, ardent défenseur de l’Union européenne, rêve de développer une Europe de la défense à côté de l’Otan qu’il considère « en état de mort cérébrale ». Le problème est que cette idée rejetée par tous les pays du nord, de l’est de l’Europe ainsi que par l’Italie, est inacceptable pour les Allemands. Il nous rappelle que le président Sarkozy, en décidant la réintégration de la France dans l’OTAN le 7 novembre 2007, a mis en application l’article 42.7 du traité de l’Union européenne qui rappelle les engagements souscrits au sein de l’Otan qui restent, pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en oeuvre.

Comme le signale Jacques Myard dans boulevard.voltaire.fr, le point final a été écrit par Wilfried von Bredow, spécialiste politique allemand de la défense dans le Figaro du 12 mars 2021 :

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 « La réalité est que si les Allemands doivent choisir
 entre l’Europe et l’Otan, ils choisiront toujours l’Otan. »

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Ceci permet de mieux comprendre dans quel cadre et avec quelles limites se situe la coopération militaire entre la France et l’Allemagne.

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Coup d’arrêt au programme MAWS

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Un bon exemple vient d’être donné avec le coup d’arrêt au programme MAWS lancé conjointement en avril 2018 par les deux ministres de la défense pour développer un nouvel avion de patrouille maritime devant remplacer en 2030 les P3C Orion des Allemands et les Atlantique 2 des Français, devenus obsolètes. Conçu comme le centre d’un réseau de capteurs de tous ordres, il devait apporter des capacités accrues en matière de guerre électronique, de lutte anti-sous-marine et d’armement anti-navires.

Mais la semaine passée l’Agence chargée des exportations américaines d’équipements militaires la DSCA a rendu un avis positif sur la vente à l’Allemagne de cinq avions de patrouille militaire P-8A Poseidon et d’un Boeing 737 militarisé, afin de permettre à cette dernière de maintenir sa capacité pour les 30 prochaines années en remplacement des huit patrouilleurs de la marine allemande. Elle précise en plus pour le Congrès, selon le site opex360.com, que ce projet de vente viendra appuyer la politique étrangère et la sécurité nationale des États-Unis en améliorant, dans l’Otan, la sécurité d’un allié important pour la stabilité politique et économique en Europe.

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Que penser d’un partenaire qui, sans prévenir, achète à l’étranger
le matériel qu’il devait construire avec la France ?

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Alors pour sauver le programme, et sans trop y croire, les Français proposent de prêter trois Atlantique 2 pour remplacer les P3C Orion. Mais que penser d’un partenaire qui, sans prévenir, achète à l’étranger le matériel que l’on devait construire ensemble ? Il est vrai que Dassault, n’obtenant pas la maîtrise d’oeuvre, s’est retiré du projet qui a pris deux ans de retard, reportant d’autant la livraison du premier avion de la série. Mais ce mauvais coup a été préparé de longue date puisque les Allemands avaient déjà raccourci unilatéralement de cinq ans l’échéance du délai imparti.

Dans son audition à l’assemblée nationale le 17 mars, le général Eberhard Zorn a précisé que l’Allemagne n’a pas besoin d’attendre vingt ans pour pouvoir répondre à ses besoins capacitaires. Il a précisé regarder ce qui existe sur le marché et ce que nous pouvons acheter tout près et lorsque nous ne le trouvons pas, nous lançons éventuellement un projet de développement. C’est une politique logique dans le cadre de l’OTAN, mais très différente de celle de la France qui cherche en permanence à préserver et améliorer ses capacités pour préserver sa souveraineté sur le matériel militaire.

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La coopération est difficile par suite des différences d’approche
entre les industriels des deux pays.

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De surcroît la coopération est difficile par suite des différences d’approche entre les industriels des deux pays. Les difficultés du SCAF, le système de combat aérien futur, en sont une belle démonstration. La France est obligée de collaborer, car même en possession des capacités technologiques, aucun pays en Europe ne peut développer et financer tout seul un chasseur de la prochaine génération. Dans un excellent article de la Tribune, Michel Cabirol confronte les déclarations du président de Dassault et celles d’Antoine Bouvier, directeur de la stratégie d’Airbus. Pour ce dernier, habitué à gérer la coopération internationale lorsqu’il était président du missilier MBDA, les incompréhensions entre les deux pays et les deux industriels proviendraient d’une différence du modèle de coopération entre Dassault Aviation et le modèle allemand prôné par Airbus.

Le modèle français est celui d’un maître d’oeuvre fort, qui contrôle les risques et prend des responsabilités sur le programme lui-même, et utilise des sous-traitants.

Le modèle allemand repose sur le partenariat au même niveau d’acteurs qui ont une maîtrise d’oeuvre commune et se répartissent de façon égale les charges de travail.

Si ces différences fondamentales expliquent les problèmes actuels du SCAF et ceux rencontrés à l’époque de la séparation entre le Rafale et Eurofighter, elles expliquent aussi les problèmes de retard et de mise au point rencontrés avec l’A400M. L’expérience montre que, dans tous les cas de figure, les programmes sont livrés en retard et dépassent le budget initial, à la différence des produits achetés « sur étagère ».

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Celui qui maîtrise l’essentiel des technologies
ne veut pas les partager avec d’autres
pour préserver son savoir-faire,
ses brevets et son avantage concurrentiel.

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Il ne faut pas croire que l’égalité est la norme quand les Allemands sont les leaders d’un programme. Dans le cas du char du futur où il devait y avoir un équilibre entre les parties, la partie française de KNDS et Nexter ont pu constater à leurs dépens que les Allemands avaient récupéré la quasi-totalité de la maîtrise d’oeuvre. En réalité, dans tous les cas de figure, celui qui maîtrise l’essentiel des technologies ne veut pas les partager avec d’autres pour préserver son savoir-faire, ses brevets et son avantage concurrentiel.

Mais le programme MGCS (Main Ground Combat System) dont les études ont commencé depuis l’été 2020 fait aussi émerger un autre problème : celui de la finalité d’utilisation de l’arme. Il est difficile d’imaginer quelle sera la composante lourde dont les deux armées auront besoin en 2035-2040 et comment le char se positionnera dans ce contexte. Sur le MGCS, toujours selon Michel Cabirol, les observateurs ont l’impression que l’approche actuelle est différente entre les Français qui veulent un système disruptif et les Allemands qui souhaitent simplement un Léopard amélioré. Toute la difficulté va être de les mettre d’accord sur un programme commun construit sur des compromis acceptables.

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Il existe des divergences fondamentales
entre les ambitions militaires de la France
et celles de l’Allemagne.

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Comme le rappellent les sénateurs Roland Le Gleut, Hélène Conway Mouret, il existe des divergences fondamentales entre les ambitions militaires de la France et celles de l’Allemagne.

● Selon eux, la priorité allemande repose presque exclusivement sur la protection du territoire et de la population nationale dans une défense collective du périmètre européen.

● Tandis que la France identifie davantage des menaces sur des théâtres éloignés comme pouvant avoir des répercussions nationales.

En définitive quand les Allemands veulent un simple chasseur de défense aérienne, les Français pensent à un avion de combat polyvalent capable de se poser sur un porte-avions et d’emporter la composante nucléaire.

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Le projet de l’hélicoptère de combat Tigre MK3

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Leurs missions ne se recoupant donc que partiellement. Il faut trouver un équilibre lié aux besoins et à l’expérience opérationnelle. Rares sont les cas d’une arme indispensable comme l’hélicoptère de combat Tigre.

Le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Thierry Burckhard, dans une longue interview dans la Tribune a rappelé que pour être une armée de premier rang en Europe, il faut être capable de faire de la haute intensité, ce qui demande une composante aéro-combat intégrée. Elle doit rester à un niveau technologique suffisant pour pouvoir être engagée et produire des effets très significatifs sur le terrain et sur les lignes. C’est le projet du Tigre MK3 sur lequel les Français, les Espagnols et les Allemands s’accordent sur le besoin réel dans les dix ans à venir. Alors que les élections allemandes approchent, ces derniers hésitent, peut-être pour un problème de répartition de charge industrielle. Et le risque est d’obliger les autres partenaires à le réaliser sans l’Allemagne, qui pourrait alors acheter du matériel américain.

Conformément aux bonnes intentions affichées par les politiques, nous avons beaucoup de projets industriels et capacités en commun et le binôme franco-allemand fonctionne bien dans de nombreux domaines.

Mais il faut reconnaître, comme le souligne Bruno Rihet dans Marianne du 19 mars 2021 qu’en matière d’armement les Allemands ne sont pas des partenaires très solides. Des intérêts allemands sur les technologies clés nationales, par exemple les censeurs ou la guerre électronique, et les intérêts français visant à maintenir une autonomie stratégique industrielle nationale, viennent se percuter.

Comme le remarque Dominique Vogel du Centre de réflexion allemand SWP :

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 « Chaque pays cherche à préserver et développer ses propres
 compétences technologiques sur lesquelles il investit
 depuis des décennies et a le sentiment, souvent justifié,
 de faire beaucoup trop de concessions. »

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Les deux partenaires savent que la réalisation des grands programmes est dorénavant hors de portée dans un cadre uniquement national. Ils sont donc obligés de collaborer dans une coopération difficile, tant sur le plan de la définition technique que de la propriété intellectuelle des brevets ou de la répartition du cahier des charges.

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L’Allemagne veut développer sa propre industrie de l’armement.

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L’Allemagne avance ses pions avec une vision stratégique proche, mais des objectifs différents des nôtres. Ne voulant pas trop dépendre de l’armement américain, français ou d’autres pays d’Europe, elle veut répartir les risques et développer sa propre industrie de l’armement, sans pour autant freiner la croissance rapide de son armée par manque de fournitures des moyens requis.

Comme le souligne la lettre de l’Association de soutien de l’armée française du 21 mars 2021, il est impératif de trouver un accord pour tous les programmes à l’étude avant juin prochain, sans pour autant céder à la pression mise par la chancelière au Conseil de défense franco-allemand du 5 février. Cette échéance correspond à l’entrée de l’Allemagne en période électorale pour le renouvellement du Bundestag, sachant que ce parlement s’implique totalement dans ces opérations militaro-industrielles via le suivi régulier de la gestion des programmes. Comme la France prendra le relais avec sa propre élection présidentielle, il est clair que ces attentes cumulées vont retarder de deux ans les programmes qui n’ont pas encore été lancés. Le risque sera alors de les voir arrêtés, avec des conséquences en cascade.

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Face au réalisme mercantile allemand, il faut sortir d’un altruisme français consenti au nom d’une Europe fédérale.

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Comme il est dit dans la Tribune du groupe Vauban le 25 mars, face au réalisme mercantile allemand, il faut sortir d’un altruisme français consenti au nom d’une Europe fédérale.

Compte tenu de leur dimension stratégique et économique, il serait normal que notre représentation nationale s’inspire de l’exemple allemand et s’investisse dans un véritable suivi qui aille au-delà des traditionnelles auditions en Commission ou de l’examen a posteriori des documents budgétaires. Ceci permettrait d’équilibrer les relations et de contrebalancer les exigences de Berlin sur lesquelles, il faut bien le dire, le politique a souvent tendance à s’aligner, pour des raisons éloignées du militaire.

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